Guides pratiques
Linesheet : le document qui doit permettre de commander sans poser de question
Avant de commander, l’acheteur ouvre la linesheet. Ce qui la distingue du lookbook et du catalogue, ce qu’elle doit contenir référence par référence, les erreurs qui font hésiter un acheteur, et la façon dont, diffusée en ligne, elle devient un bon de commande.
4 min de lecture ·
L’essentiel
- La linesheet est le document de vente de la collection : chaque référence avec son visuel, ses coloris, ses tailles et ses prix.
- Elle s’adresse aux acheteurs professionnels et se distingue du lookbook, qui raconte l’univers de la collection.
- Une bonne linesheet est complète, lisible, à jour et cohérente avec les prix réellement facturés.
- Diffusée en ligne, elle peut devenir directement un bon de commande.
Une acheteuse prépare ses rendez-vous avant un salon professionnel. Si elle ne trouve ni le prix de gros, ni le minimum, ni la date de livraison, elle passe à la marque suivante. La linesheet est souvent le premier document qu’un acheteur ouvre avant de commander. Envoyée avant le salon, partagée après un rendez-vous ou consultée en showroom, elle doit faire comprendre la collection et préparer une commande sans poser de question.
Qu’est-ce qu’une linesheet ?
Une linesheet est un catalogue de vente destiné aux acheteurs professionnels. Pour chaque référence d’une collection, elle présente un visuel et les informations utiles à la commande : nom et référence du produit, coloris, tailles disponibles, composition, prix de gros, prix de vente conseillé, minimum de commande et dates de livraison.
Linesheet, lookbook, catalogue : trois documents, trois usages
| Document | Objectif | Contenu principal |
|---|---|---|
| Linesheet | Faire commander | Références, coloris, tailles, prix, conditions |
| Lookbook | Donner envie, raconter la collection | Photos de mise en scène, silhouettes, univers |
| Catalogue | Présenter l’offre complète | Gamme permanente et collections, souvent sans conditions |
Que doit contenir une linesheet ? Les sept rubriques indispensables
- Un visuel net par référence, idéalement par coloris.
- Le nom, la référence et la catégorie du produit.
- Les coloris et les tailles disponibles, ou l’unité de vente propre au métier.
- La composition et les informations techniques utiles.
- Le prix de gros et le prix de vente conseillé, dans la devise du client.
- Les minimums, les prépacks et les fenêtres de livraison.
- Les coordonnées du vendeur ou de l’agent et la date de mise à jour.
Le prix de gros et le prix conseillé permettent à l’acheteur d’estimer sa marge, encore faut-il un prix de gros calculé avec méthode. Les prépacks, lots fixes de tailles et de coloris, s’affichent avec leur répartition exacte (voir courbe de tailles et prépacks). Les minimums affichés doivent être tenus : voir comment fixer un minimum de commande.
Quatre règles pour une linesheet qui fait commander
Une linesheet par marché
Un acheteur étranger doit voir ses prix, dans sa devise et dans sa langue. Une linesheet unique avec plusieurs colonnes de prix crée de la confusion et des erreurs. Notre guide pour vendre en wholesale à l’export traite des tarifs par pays.
Une linesheet en PDF vieillit dès son envoi
Un coloris abandonné, un prix modifié ou une date de livraison décalée doivent se répercuter immédiatement. Une linesheet en ligne, reliée au catalogue, reste juste.
Lisible en quelques secondes
L’acheteur parcourt des dizaines de collections. Classez les références par famille ou par thème, gardez une mise en page sobre et mettez en avant les informations qui déclenchent la commande : visuel, prix, disponibilité.
De la linesheet à la commande
La meilleure linesheet est celle sur laquelle on peut commander directement. Partagée par un lien, elle permet à l’acheteur de constituer sa sélection. Le vendeur la reprend en rendez-vous, ou elle devient une commande à valider.
Les erreurs qui font hésiter un acheteur
- Des prix différents de ceux qui seront facturés.
- Des visuels de mauvaise qualité ou sans le bon coloris.
- Une linesheet trop lourde pour être ouverte sur un téléphone.
- Des informations de livraison absentes ou périmées.
Trois retouches avant la diffusion
Alignez d’abord chaque prix sur le tarif réellement facturé. Déclinez ensuite la linesheet par marché, dans la devise et la langue de l’acheteur. Diffusez-la enfin en ligne, quelques semaines avant le salon.
Questions fréquentes
Linesheet ou line sheet : quelle orthographe ?
Les deux s’emploient. En français, le terme anglais est utilisé tel quel, le plus souvent en un seul mot.
Quelle différence entre une linesheet et un lookbook ?
La linesheet fait commander, avec références, coloris, tailles, prix et conditions. Le lookbook donne envie, avec des photos de mise en scène et l’univers de la collection.
Faut-il mettre les prix sur une linesheet ?
Oui, car c’est un document de vente destiné aux professionnels. Les prix de gros et les prix de vente conseillés y figurent, dans la devise du client.
Quand envoyer la linesheet aux acheteurs ?
Quelques semaines avant le salon ou la campagne, pour qu’ils préparent leur sélection. Puis une seconde fois après le rendez-vous, avec le récapitulatif de leur commande.